D. Taussig ; septembre 2015

Sources :

 http://www.un-jardin-bio.com/les-engrais-verts/;

http://www.itab.asso.fr/downloads/Fiches-techniques_maraichage/ENGRAIS%20VERTS.pdf

http://www.rustica.fr/articles-jardin/engrais-verts,2036.html

 

LES ENGRAIS VERTS

 

Les engrais verts sont des plantes éphémères à croissance rapide qui retiennent les éléments nutritifs du sol. Leur utilisation est une bonne technique pour occuper astucieusement les parcelles nues du potager pendant l'hiver. Si on les laisse à la surface du sol une fois fauchée, elles forment un excellent paillage. On peut aussi leur faire rejoindre le compost.

Lorsqu'on les enfouit, leurs tiges aident l'eau à s'infiltrer dans la terre. En se décomposant ils enrichissent le sol en matière organique. L’enfouissement est réalisé soit au printemps, soit à la fin de l’été.

Elles ont de multiples qualités :

  • D'une part, leurs parties aériennes offrent une couverture au sol et le protègent contre le dessèchement, l'érosion et la battance (c'est-à-dire la constitution d'une croûte en surface). De la sorte, les éléments nutritifs comme le nitrate restent dans le sol au lieu d'aller polluer les cours d'eau.

 

  • D'autre part, leurs racines drainent le sol, cassent les mottes, et constituent des réserves de potassium, de phosphore et d'azote que les cultures suivantes se chargeront d'utiliser.

 

Deux types de plantes:
Les premières disposent d’un important système racinaire. Elles cherchent en profondeur des éléments minéraux qu’elles accumulent et libèrent en se décomposant. Le sol est enrichi en surface : parfait pour les plantes du potager qui suivent dans la rotation des cultures. En plus, ces végétaux aèrent la terre et absorbent les nutriments en excédent dans le sol grâce à leurs racines denses ; un atout précieux pour lutter contre la pollution par les nitrates. La moutarde, le seigle, la phacélie ou encore le sarrasin sont classés dans cette catégorie.

Le second type d’engrais verts est composé de plantes issues de la famille des Fabacées (anciennement Légumineuses) comme la luzerne, les fèves, le lupin, le trèfle, la vesce, le pois… Elles ont élaboré un système d’alimentation astucieux qui enrichit leurs tissus en azote. En effet, en observant leurs racines, vous verrez que celles-ci comportent des petits renflements : les nodosités. À l’intérieur, vivent des bactéries en complète symbiose avec la plante : ces dernières se nourrissent des substances élaborées dans les feuilles pendant la photosynthèse. En échange, elles fournissent à la plante de l’azote puisé dans l’air. Par cette collaboration, les Fabacées sont les seules plantes capables de capter l’azote atmosphérique.